Pré-annonce : Ecosystèmes nouveaux : biodiversité, conséquences socio-écologiques et trajectoires futures (BiodivFuture)
À venir Ouverture :
9 sept. 2026 Clôture :
16 nov. 2026, 13:00:00 UTC+1
L’appel BiodivFuture est lancé par le partenariat européen pour la biodiversité dans le cadre d’Horizon Europe – Biodiversa+. BiodivFuture, associé à une série d’actions intégrées dans les programmes phares du Partenariat, contribuera à atteindre l’un de ses objectifs stratégiques : produire des connaissances appliquées, pratiques et utilisables pour soutenir un changement transformateur visant à arrêter et inverser le déclin de la biodiversité (Agenda stratégique de Recherche et d’Innovation de Biodiversa+) Contexte et priorités de recherche Les écosystèmes nouveaux : un cadre conceptuel Les écosystèmes nouveaux ont été définis par Hobbs et al. en 2013 comme « un système de composantes abiotiques, biotiques et sociales (et leurs interactions) qui, en vertu de l’influence humaine, diffèrent de ceux qui prévalaient historiquement, présentant une tendance à s’auto-organiser et à manifester des qualités nouvelles sans gestion humaine intensive ». Depuis, les limites de cette définition ont été remises en question par différentes disciplines, et d’autres définitions ont émergé. En général, le cadre conceptuel des écosystèmes nouveaux comprend 1) de nouvelles communautés écologiques (dont des espèces vivant en dehors de leur aire de répartition historique), 2) qui présentent un ensemble d’interactions et de processus compatibles avec un écosystème autonome et fonctionnel, et 3) qui sont peu susceptibles de revenir à des conditions antérieures à leur apparition, avec ou sans intervention humaine, en raison de changements biotiques et abiotiques significatifs. En s’appuyant sur ce cadre et en reconnaissant la pluralité de définitions et points de vue existants, les propositions déposées à cet appel devront démontrer en quoi elles abordent des écosystèmes nouveaux. BiodivFuture vise à financer des recherches transnationales, novatrices et d’excellente qualité, avec un potentiel d’impact social et politique. Elles permettront d’améliorer significativement notre compréhension des écosystèmes nouveaux en adoptant une approche holistique, systémique et intégrée. L’appel couvre l’étude des causes (facteurs), des effets (réponses biologiques) et des conséquences (opportunités, risques et compromis) des trajectoires de changements actuelles et futures dans tous les milieux concernés (terrestres, aquatiques, marins et côtiers) et dans toutes les régions du monde. Les connaissances générées devraient, à terme, déboucher sur des actions en faveur d’écosystèmes résilients, interconnectés, diversifiés, et écologiquement fonctionnels. Les priorités de recherche s’organisent autour de trois thèmes non mutuellement exclusifs et pouvant se recouper : THEME A : FONCTIONNEMENT DES ECOSYSTEMES NOUVEAUX : comprendre le fonctionnement des écosystèmes nouveaux et leurs liens avec les dynamiques socioculturelles et socio-économiques, identifier les mécanismes et développer des approches pouvant faciliter les gains en biodiversité. THEME B : VERS DE NOUVEAUX ÉCOSYSTÈMES: étudier des trajectoires plausibles et concrètes vers de nouveaux écosystèmes et les dynamiques socio-écologiques associées, afin de prospérer dans un contexte marqué par des asynchronies temporelles et des incertitudes. THEME C : BIENFAITS DE LA BIODIVERSITÉ ET ÉQUITÉ DANS LE CONTEXTE DES ÉCOSYSTÈMES NOUVEAUX : étudier le partage juste et équitable des avantages procurés par la biodiversité dans le contexte des écosystèmes nouveaux, en s'appuyant sur des moyens inclusifs, collaboratifs et axés sur l'investissement pour une transformation socio-écologique favorable à la nature. Monter des consortia de recherche internationaux Les consortia devront inclure des équipes de recherche provenant d’au moins 3 pays participant à l'appel, dont minimum deux États membres ou pays associés de l'Union Européenne. Un budget global d’environ 40 millions d'euros a été provisoirement réservé par la Commission Européenne et 28 pays ayant exprimé un intérêt à participer. La liste préliminaire des pays participants à l’appel est disponible et régulièrement mise à jour sur le site de Biodiversa+.