Appel à projets de recherche thématique sur les « Besoins, demande et attentes de justice ».

Statut :
Appel clos
Ouverture :
5 janv. 2023
Clôture :
11 avr. 2023

La justice participe à la reconnaissance de la qualité de citoyen dans un système démocratique, les processus juridictionnels ou para-juridictionnels contribuant à leur reconnaissance en tant que sujet de droit. De ce point de vue, l'institution judiciaire porte une force symbolique et politique importante face au risque de fracture sociale : elle doit non seulement reconnaître les droits de chacun mais aussi, et notamment lorsqu’elle donne tort dans le différend qu’elle tranche, constituer le justiciable en interlocuteur respectable et respecté. Ce rôle de la justice dans le bon fonctionnement d’un État démocratique mérite d’être interrogé, protégé et peut-être valorisé alors que nombre de travaux attestent la défiance persistante des citoyen·nes à son égard.

Dans le cadre de sa programmation scientifique 2023, l’Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice (IERDJ) entend à nouveau susciter des travaux sur cette thématique1 et inaugure une double ambition de recherche : celle, d’une part, de renouveler cet appel à projet tous les six mois sur une période de trois ans en (ré)ajustant et (ré)orientant si nécessaire les pistes; celle, d’autre part, de susciter le développement d’un collectif interdisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales. Ce travail de réflexion au long court que lance l’IERDJ sera accompagné et intégré aux travaux plus ciblés que réalisera l’Institut afin de maintenir l’intérêt des praticiens et des décideurs publics sur les enjeux des besoins, demandes et attentes des citoyen·nes-justiciables pour la justice de demain.

Cet appel à projets de recherche propose d’explorer les différentes dimensions de la justice dans sa capacité à répondre aux besoins, aux demandes et aux attentes des justiciables en déplaçant le point de vue et de connaître l’institution depuis l’extérieur, à travers le regard des citoyen·nes-justiciables, qu’ils aient ou non vécu une expérience de la justice, qu’ils aient renoncé à agir en justice ou même qu’ils n’aient pas pu penser la possibilité de trouver une solution à leurs difficultés en recourant au droit et en saisissant la justice. Les intermédiaires de justice sont également concernés dans la mesure où ils connaissent d’expérience les déterminants de l’accès à la justice et le ressenti de leurs « clients », notamment face aux décisions qu’ils reçoivent ou encore en ce qu’ils permettent un évitement de la justice (médiateurs notamment, Défenseur des droits ...) 

Voir l'appel sur le site du partenaire :