Pré-annonce de l'appel à projets Ecophyto - Maturation (édition 2023) Des innovations au service du plan Ecophyto

Statut :
À venir
Ouverture :
15 déc. 2022
Clôture :
15 févr. 2023
Afin de contribuer à atteindre les objectifs du Plan Ecophyto II+, en s’appuyant sur les résultats de la recherche, les Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, de la Transition Écologique et de la Cohésion des territoires, de la Santé et de la Prévention, lancent une troisième édition de l’appel à projets Ecophyto - Maturation. Les appels à projets « Maturation » ont pour but de soutenir la valorisation de travaux scientifiques déjà accomplis avec succès dans un programme de recherche antérieur. Le but à atteindre est de mener une solution de rupture à un stade permettant son appropriation à travers des produits, technologies, méthodologies ou services. Plus précisément, il s’agit d’inciter des consortia à développer ensemble la tranche des travaux de recherche permettant de proposer une solution dont l’opérationnalité est démontrée en environnement réel et qui réponde aux besoins des utilisateurs finaux. Sur l’échelle de maturité technologique (TRL), il s’agit de s’appuyer sur des travaux initiaux ayant atteint un TRL de 4 et de viser en fin du projet, un TRL supérieur ou égal à 6. Les projets devront concerner des innovations au service du plan national Ecophyto et s’inscrire dans un objectif de réduction d’au moins 50% des produits phytopharmaceutiques et/ou de diminution des risques et des impacts associés, sur la santé ou l’environnement. Les innovations visées devront s’inscrire dans l’un des leviers de l’agroécologie permettant, directement ou indirectement, de réduire l’utilisation et les impacts des intrants phytosanitaires issus de la chimie de synthèse, comme par exemple :
  • Les pratiques agronomiques (rotations, mélanges d’espèces, couverts végétaux, outils pour la reconception de systèmes ou de mesures prophylactiques, etc.) et plus généralement toutes pratiques d’ingénierie de la prévention et de la prophylaxie (importance des approches préventives ou basées sur les régulations biologiques) ;
  • Le biocontrôle (au sens large : lutte biologique par conservation, par acclimatation, par augmentation ; lutte autocide, etc.), ainsi que les applications de l’écologie chimique (utilisation des médiateurs chimiques, stratégies « attract & kill ») ;
  • Le levier génétique (variétés résistantes, diversification, plantes de service, outils de gestion de durabilité des résistances, etc.) ;
  • Les capteurs et le numérique (pour le diagnostic, l’épidémio-surveillance au service de la prévention, le monitoring, le pilotage des systèmes, reconstitution des historiques d’exposition, etc.) ;
  • Les agroéquipements, dont la robotique agricole, notamment ceux facilitant la combinaison et le déploiement à large échelle des leviers agroécologiques ou ceux apportant une amélioration à la prévention des risques et la protection de la santé au travail ;
  • Les outils et services promouvant des organisations d’acteurs (tous types d’innovation organisationnelle et sociale avec mise en place de programmes d’actions à l’échelle d’une entreprise, d’une chaine de valeur ou d’un territoire) et contribuant à créer de la valeur associée à des méthodes de protection des cultures durables ;
  • Les outils de politique publique ou systèmes assurantiels facilitant la transition vers des systèmes plus durables ;
  • Les innovations reposant sur des activités mobilisant des modèles d’affaires nouveaux (se démarquant du modèle dominant de l’usage de produits dans une logique « un bioagresseur – une solution ») ;
  • Les innovations proposant des solutions à des situations orphelines.
Enfin, toute innovation qui ne se situe pas dans la liste précédente mais qui contribue à atteindre les objectifs du Plan Ecophyto II+ grâce à une solution de TRL supérieur à 6 en fin de projet, sera éligible à candidater à cet appel. Les consortia devront rassembler au moins un partenaire de type « organisme de recherche ou assimilés » et au moins un partenaire de type « acteur socio-économique » (entreprises privées, centres et instituts techniques, organismes professionnels, chambres consulaires, associations, etc.).

Voir l'appel sur le site du partenaire :